3 raisons pour « s’arrêter et réfléchir à des manières d’apprivoiser le stress »

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Serge Marquis explique les raisons pour s’arrêter et apprivoiser son stress.

LA VIDEO A VOIR DANS SA VIE !

Serge Marquis accompagne des individus fatigués, cramés, dont la flemme s’est éteinte.  Ces personnes abordent alors les choses et leur travail sans cette flemme et cela se voit et se ressent. Imaginez la classe des maternelles devant une maitresse qui n’a plus de flemme.

D’après lui, « Si on ne trouve pas le moyen d’apprivoiser le stress pendant la journée, on va aussi transporter avec soi le stress en dehors du travail ». 

Les 3 raisons pour « S’arrêter et réfléchir à des manières d’apprivoiser le stress » :

RAISON 1 : PREVENIR LES PROBLEMES DE SANTE

"Si Jésus Christ revenait aujourd'hui ce n'est pas les paralytiques qu'ils feraient marcher,
il ferait marcher ceux qui courent".
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Serge Marquis
Médecin

 

  •  Le livre « Guérir » de Servan Schreiber explicite les liens entre ce qui se passe dans notre tête et la façon dont notre corps réagit. 
  • Dans la section Economie du journal La presse, en 1987, moins de 2% des invalidités venaient des troubles psychiques  et est aujourd’hui entre 40 et 70%.
  • « Quand j’avais 7 ans, seul un chercheur s’intéressait au stress sur  planète! »
  • Il faut prendre ces faits pour des cas de société et « colmater cette hémorragie » et pour prévenir alors de ces problèmes de santé : il faut apprendre à s’arrêter ! 
  • Faire attention au modèle que l’on donne à nos enfants (Des enfants de 3 ans reviennent de la crèche en disant avoir passer une « grosse journée »)

RAISON 2 : PROFITER AU MAXIMUM DE LA VIE

"L'attention ne peut être qu'à un seul endroit à la fois !"
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Serge Marquis
Médecin

Il faut profiter au maximum de la vie : « DON’T MISS THE SHOW » : il reste  toujours un spectacle à regarder et dont on peut profiter.

Cela se fait en PLACANT SON ATTENTION. C’est à dire que l’on va développer sa vigilance afin d’apprivoiser son » hamster intérieur » : c’est celui qui nous glisse des messages de stress dans la tête (« Ai-je éteint le gaz? » « Je recommence le boulot dans 2 jours ») et qui souvent amène au syndrome du ballon boule : « Le ballon dans l’estomac et la boule dans la bouche ».

 

  1. L’attention ne peut pas être dans deux choses à la fois ! Si elle est avec le hamster, elle ne peut pas être sur le spectacle. Il faut s’entrainer psychiquement et il faut alors se discipliner
  2. Le cerveau privilégie de mettre son attention sur ce qui est une menace et ne fait « plus la différence entre une menace pour notre survie et une menace pour notre ego » et crée alors la même réaction de stress qui déclenche la même cascade hormonale et comportementale pour assurer la survie (fly, fight, freezer)

Comment « PLACER SON ATTENTION » d’après Serge Marquis : 

  • Tous les matins, je prends la « position du cadavre » (« il n’est pas stressé lui! ») et je me concentre sur la sensation de l’air qui entre et qui sort. Je respire avec le ventre « gonfler sa bedaine ».
  • Avant de dormir : je place mon attention sur mon souffle ou sur quelque chose de très concret sur les zones de contact de mon corps avec le matelas –> « Je débranche la roue du hamster ».

Posez-vous, objectivement, la question : "Ai-je un problème

RAISON 3 : RAISON DE DIGNITE HUMAINE

Charles Taylor a dit : "La dignité humaine est ce qui fait que pour une personne, sa vie vaut la peine d'être vécu".
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Serge Marquis
Médecin

Les trois « Soutien, entraide et la reconnaissance mutuelle » sont les bases pour se prémunir du stress et qui permettent de braver les difficultés de la vie, les changements « ces choses qui nous arrivent sans qu’on les ait choisi ».

Quand un individu a à traverser le changement, ce qui lui fait peur ce n'est pas "d'affronter l'inconnu

Et puis, même s’il est rare de le prendre, il faut prendre le temps de s’arrêter pour se poser la question : « Qu’est ce qui permet d’affirmer que la vie vaut la peine d’être vécu? »

Dans une journée de 24 heures, on passe :  7 à 8 heures à dormir pour protéger sa santé +  1 heure à nous occuper de notre corps (se laver, se peigner,…) + 1 heure à faire des choses indispensables de l’existence (courses, rangement, ménage…) + 2 heures à manger et à boire +  9 à 10 heures par jour au travail

Il reste donc 2 heures par jour environ pour se poser : il ne faut pas attendre ces deux heures pour en profiter, toutes les heures peuvent être des sources de satisfaction ! Le rapport au temps est quelque chose qui est très différent selon les sociétés. Malgré les nouvelles technologies et autres avancées, il faut chercher à harmoniser son rapport au temps et donc aux autres. 

Pour cela, Estelle Morin nous donne deux pistes qui donne du sens à ce que l’on fait  (sans attendre qu’il arrive de l’extérieur) : 

1- Il faut tracer une direction (en réadhérant à la mission de mon entreprise par exemple) et se fixer des projets à court et long termes (on a des résultats) pour renouer avec son estime de soi pour apprivoiser son stress.  Pour faire cela, posez vous les questions : « Qu’est-ce qu’il vous intéresse dans la vie? ou « Citez quelque chose qui vous a déjà intéressé dans la vie? » et faites quelque chose vers cela!

Cela permet alors d’accéder au contentement en : 

                         – Achevant ce que vous avez choisi

                         – Plaçant son attention sur ce qu’on est parvenu à achever (liste des choses faites : check list à compléter en fin de journée).

 

2- Il faut établir ou maintenir une cohérence entre les valeurs que l’on porte ou les gestes que l’on pose. Il faut réexaminer en permanence les valeurs que l’on porte et les élargir. Par exemple, choisir une valeur large qui est de « participer au bien commun ». 

A FAIRE : Trouver un équilibre entre le défi et les limites. 

Les deux sont très importants :

  1. Le défi est relatif à l’intérêt qui apparait quand on se met en mouvement (alors que la détresse psychologique apparait, elle,  dans l’attente d’intérêt, le vide, l’ennui.) 
  2. Il faut avoir le courage d’accepter ses limites et son humanitude. Le monde est de plus en plus complexe et les informations sont infinies. Nous ne pouvons tout lire, tout connaitre, tout prédire et il faut parfois arriver à accepter cela, faire des choix et accepter ce que l’on a choisi et mis de côté. Choisir, c’est renoncer et nous sommes obligés de faire un deuil de ce que l’on ne choisit pas (« il faut lâcher le riz! »).

A FAIRE : Retenir que quand on veut accélérer, c’est le moment où il faut s’arrêter : Pendant 1 minute on débranche sa roue pour se reconnecter et continuer avec quelque chose d’utile : on apprivoise alors son l’humanitude et ses limites que l’on en tant qu’être humain!

 

 

A FAIRE : Mettre de la vigilance et de la conscience à ce que nous faisons

Vigilance et conscience sont les clefs pour que notre rapport au monde change au lieu de « griller les feux oranges, cliquez sur le bouton de l’ascenseur pour qu’il arrive plus vite, se dire que c’est notre ligne de voiture qui n’avance pas, notre ligne de caisse qui est lente ».

 1 – A qui je fais du mal en faisant ça? (C’est souvent moi et mon corps que j’attaque)

 2 – Une grande partie de la souffrance humaine est totalement inutile et on se l’inflige à soi-même et est associé à une forme de non-acceptation de ce qui est (le plus tôt possible, il faut que je place mon attention sur mon passage à l’action (qu’est-ce que je peux faire pour changer?) et si ça ne marche pas, je passe dans le lâcher prise (pour le moment, je ne peux rien faire)

"Ne croyez pas ce que je vous dis, faites-le !"
serge-marquis
Serge Marquis
Médecin

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